MILLE BAISERS DE HONFLEUR !

E. SATIE – A. ALLAIS
MILLE BAISERS DE HONFLEUR !
VOYAGE MUSICAL À 4 MAINS ET 4 VOIX
MUSIQUE D’ERIK SATIE TEXTES D’ALPHONSE ALLAIS
BENEDICTE HARLE & PHILIPPA NEUTEBOOM
PIANO À QUATRE MAINS
CLARINETTE : JACQUES SALLES
ALPHONSE, LE VOYAGEUR : THIERRY VORGERS,
LE CHEF DE TRAIN, L’ACTIONNAIRE, LA GROSSE LEGUME : FABRICE BERJOT

Ce spectacle, déjà représenté en juin 2024, et de nouveau programmé le 31 mai 2026, au
Château de Montgeroult, (Val d’Oise) emmène les spectateurs, aux rythmes variés des
musiques de Satie et des articles désopilants (et « ferroviaires ») d’Allais, pour un voyage en
train, de la Gare Saint-Lazare à Honfleur en passant par les gares du trajet d’époque, que les
auteurs ont sans doute emprunté car Satie et Allais sont tous deux natifs d’Honfleur à
quelques années d’intervalles. Ils se connaissaient d’ailleurs, et s’appréciaient.

Allais, qui a fait entrer Satie au Chat Noir, le surnommait Esoterik Satie. On a dit de Satie qu’il était l’Alphonse Allais de la musique :
Erik Satie, (1866, 1925) musicien inclassable, maître de l’humour musical, « venu au
monde très jeune dans un temps très vieux », est avant tout bien de son époque, troisième
république naissante faisant souffler un vent de liberté, dans le fracas de la révolution
industrielle.
Alphonse Allais, (1854, 1905) lui aussi résolument moderniste, est ce chroniqueur et
journaliste de la Belle Époque, célèbre pour sa langue virevoltante, son maniement de
l’absurde, sa causticité, ses calembours.

Les rapprocher dans un spectacle nous a paru aller de soi. Dans les musiques de Satie, on croit entendre les grognements chaloupés des bogies, la rêverie du voyageur qui regarde défiler la campagne le nez collé à la vitre, le vacarme des gares parisiennes, les échos plus rustiques et joviaux des buffets de gare de campagne, au point qu’elle accompagne naturellement ce voyage de retour au pays natal.

Alphonse Allais a vécu le développement à marche forcée du chemin de fer à vapeur, les
wagons surchauffés l’été et glaciaux l’hiver, la rapacité des actionnaires, … De tout cela, il a
fait son beurre dans des chroniques hilarantes et déjantées, peuplées de personnages hauts en couleur et de dialogues propres à l’interprétation scénique. Ce sont certains de ces textes 1qui forment l’armature de la partie parlée du spectacle, en contrepoint avec la musique de son concitoyen et alter ego en espièglerie.
Les versions à 4 mains de la musique d’Erik Satie permettent d’explorer toute sa dynamique et richesse harmonique et rythmique. La présence des deux pianistes, et leurs interventions inopinées dans le texte ajoute à la vivacité, et à l’humour de la représentation.

Philippa Neuteboom, pianiste anglo-néerlandaise, s’est formée au Conservatoire Royal de La Haye puis à l’Ecole Normale de Musique de Paris, auprès de l’assistante d’Alfred Cortot,
Jeannine Bonjean. Investie dans la musique d’aujourd’hui, elle a participé à de nombreuses
créations françaises et mondiales. A la demande de compositeurs comme Noël Lee, Michel
Merlet, Jacques Boisgallais
, elle est régulièrement invitée dans les programmations de
musique d’aujourd’hui.

Attirée par le monde du chant lyrique, elle s’oriente tout particulièrement vers la mélodie française qu’elle pratique depuis 2007 auprès de grands
spécialistes telles, François Le Roux, Jeff Cohen et Christian Ivaldi à l’Académie Francis
Poulenc, qui se déroule chaque été à Tours.

Philippa est pianiste accompagnatrice à l’Ecole Normale de Paris, des classes lyriques de François Le Roux (depuis 2018), et du pédagogue pianiste Guigla Katsarava, également professeure de déchiffrage depuis 2024 et professeure au CRD de Taverny. Parmi ses enregistrements figure l’intégrale de l’œuvre pour violon et piano de César Cui avec la violoniste Sophie Lemonnier-Wallez (CD Le Chant de Linos 2015)


Bénédicte Harlé, pianiste, se consacre en particulier, depuis 1996, à la pratique du répertoire du lied, de la mélodie et de l’opéra, à travers son activité de chef de chant au CNSM de Paris.
Elle se consacre avec une égale passion à la musique de chambre et se produit en France, en Suisse, en Allemagne et au Japon dans des formations instrumentales variées ainsi qu’en duo chant-piano. Également familière du monde de la musique ancienne, elle découvre avec grand intérêt la vie et l’œuvre d’Hélène de Montgeroult, grâce aux travaux du musicologue Jérôme Dorival et propose également régulièrement des concerts et récitals consacrés à l’œuvre de cette compositrice, à laquelle elle a consacré un enregistrement paru aux éditions Modulation.


Fabrice Berjot, danseur de la Compagnie du Dernier Instant de Cergy-Pontoise (Chorégraphe: Nicolas Vogel) dans le cadre des spectacles « Des affamés du cabaret » est également comédien et danseur pour le spectacle du centre chorégraphique Ann Lewis de Pontoise .


Thierry Vorgers, également gourmand de théâtre et de la prose allaisienne, a déjà collaboré
avec Bénédicte Harlé à l’occasion d’un spectacle concert & poésie consacré à Hélène de
Montgeroult et André Chénier, présenté à plusieurs reprises en 2018 et 2019, à Montgeroult, Fresnes, l’abbaye de Royaumont.


Jacques Sallès, à la fois clarinettiste et fondu de technologie tient les commandes de la
sonorisation du spectacle et sort de sa cachette pour une évocation poétique …

Ce qu’elles ou ils en on dit

ERIC WALLON
Pianiste / professeur de piano / directeur de conservatoire
Quelle bonne idée d’associer ces deux honfleurais à l’humour si pince-sans-rire (certains les ont appelés « princes sans rire » !)

Tous deux adeptes de l’absurde et de l’à-peu-près, ils sont admirablement servis par un spectacle frais et acidulé mêlant le texte habilement tressé à partir des écrits d’Alphonse Allais avec la musique tonique mais aussi parfois mélancolique d’Erik Satie.
Un voyage vivifiant (l’air du large… !) rythmé entre autres par la célèbre « Ritournelle » extraite de « La Belle Excentrique ».

Le jeu raffiné des deux formidables pianistes forme un délicat contrepoint à la drôlerie d’excellents comédiens au service d’un texte qui retrouve une belle jeunesse à être ainsi mis en scène (mise en scène très efficace et cependant facile à « mettre en œuvre »).
Il faisait beau lorsque j’ai vu-entendu ce concert-spectacle mais nul doute qu’il est de nature à ensoleiller un jour de grisaille !
Merci à toute l’équipe de cette ligne Paris-Honfleur et j’espère à bientôt…


ENZO CORO
Membre du chœur de de l’Opéra de Paris « Chronique d’un concert pour rien comme les autres » … le conducteur du train (Fabrice Barjot) nous invite, non sans fermeté, à monter dans le wagon. Dans ce wagon, un gentilhomme distingué (Thierry Vorgers)
partage avec les voyageurs la lecture de son journal : des articles extravagants et caustiques d’Alphonse Allais, deux dames de grande classe (Bénédicte Harlé et Philippe Neuteboom) prennent place devant un piano et le voyage commence. Je dois dire que pour la première fois j’écoute une interprétation de Satie pour piano à quatre mains. Mais « quel bonheur ! », tous les aspects rythmiques, mélodiques, harmoniques de la poésie de Satie sont rehaussés par la parfaite complicité des deux interprètes-voyageurs.

À chaque arrêt, M. Thierry nous lit le journal d’une voix persuasive et d’une diction parfaite, quelques altercations avec le conducteur du train, fier et hautain avec casquette, sifflet et voix aiguë, fait rire même les plus jeunes spectateurs bien présents et attentifs dans le wagon. Chaque étape du voyage est accompagnée par les quatre mains des deux dames qui, avec leur maîtrise, ont réussi à rendre le voyage trop court, malheureusement. Jacques Salles nous donne une interprétation à la clarinette de la première Gymnopédie pleine de fragilité et d’émotion et nous voilà à Honfleur, la ville natale d’Erik Satie, nous nous préparons à descendre mais nous sommes encore retenus par un « Allons-y Chochotte » drôle à pleurer qui arrache un vif tonnerre d’applaudissements aux voyageurs.

Bref, allez donc savoir où le voyage se termine et où commence le concert, mais après tout, la question n’a pas besoin de réponse et j’invite tout le monde à monter dans ce train magique… s’il passe par votre région.

Marie-Félice des COURTILS Propriétaire du Château de MONTGEROULT
Je tenais à vous remercier encore, ainsi que l’Association les Amis d’Hélène de Montgeroult, pour le merveilleux concert donné dans le grand salon du château de Montgeroult le dimanche 16 juin 2024.

Nous avons passé un moment inoubliable en voyageant dans un train avec des musiciens et une mise en scène qui nous faisait redécouvrir la musique d’Eric SATIE. La vivacité et la grande maîtrise du lecteur ainsi que la musicalité des artistes nous ont transportés mon mari et moi-même. Ce concert était plein de joie et d’humour. Si bien que mon beau-frère qui n’est pas vraiment mélomane a lui aussi été ravi et ne s’est pas ennuyé une seule minute comme les enfants qui étaient présents.

Nos chants savent tout peindre !

Nos chants savent tout peindre !
Hélène de Montgeroult
André Chénier
par
Bénédicte Harlé
Pianoforte Clementi 1800
Thierry Vorger

Récitant
En première partie, à partir de 15h00, Jérôme Dorival présente son
nouveau livre : Hélène de Montgeroult, le génie d’une compositrice,
en dialogue avec Marie Demeilliez, maîtresse de conférences en
musicologie à l’Université Grenoble Alpes et membre junior de
l’Institut Universitaire de France.
Château de Montgeroult, le 18 mai 2025

7 thermidor An I, … An II

Le 7 thermidor de l’an I (25 juillet 1793), la marquise et le marquis de Montgeroult sont arrêtés violemment par les
autrichiens lors d’une mission diplomatique. Le marquis mourra ensuite, dans les geôles de Mantoue, le 2 septembre. Hélène finira par rejoindre Paris, mais sa vie a basculé. Un an plus tard exactement, le 7 thermidor de l’an II (25 juillet 1794), André Chénier est guillotiné à Paris.


Hélène est née à Lyon, le 2 mars 1764, dans une famille de petite et récente noblesse (les de Nervo). Elle passe l’essentiel de sa jeunesse à Paris. A 19 ans, elle épouse le marquis de Montgeroult, qui en a 47 ; il est propriétaire du Château de Montgeroult, dans le salon duquel nous nous trouvons en ce moment.


André Chénier est né à Constantinople le 30 octobre 1762, d’une mère grecque, et d’un père commerçant français, qui deviendra diplomate. De retour en France, il passe sa prime jeunesse à Carcassonne avant d’intégrer, à Paris, le collège de Navarre.

Pressons le pas, jusqu’au seuil de la Révolution. En 1789, Hélène de Montgeroult a 25 ans. Elle fréquente les « salons » littéraires et musicaux les plus en vue de la capitale où elle ravit les oreilles raffinées de l’auditoire par sa maitrise du pianoforte.

André Chénier à 27 ans. Il se consacre à la poésie. Passionné de littérature ancienne,
notamment grecque, il cherche à importer en français les accents lyriques, et les rythmes variés, de cette dernière.

Lui aussi fréquente les salons littéraires, malgré sa condition modeste (et son physique peu avantageux). Il y déclame ses vers d’une voix chaude, qui plait.
Se sont-ils rencontrés ? Se connaissaient-ils ? Aucune trace n’en atteste mais il est presque inévitable que leurs pas, avant leurs destins, ne se soient croisés, tant leurs cercles de fréquentations étaient proches dans le Paris de la fin du XVIIIème siècle.

Un monde quelque peu privilégié et ouvert aux idées nouvelles, aussi bien politiquement
qu’artistiquement. Mêmes salons, mêmes cénacles idéologiques.
Lever de rideau sur la Révolution. Ils sont « du même bord », celui des modérés prônant l’avènement d’une monarchie constitutionnelle.

Les Montgeroult se rendent, par exemple, au club des Feuillants auquel appartient
également André Chénier, devenu journaliste.


20-21 juin 1791 : fuite de Louis XVI et « Varennes ». La Révolution bascule progressivement dans la guerre et vers
l’horreur de la Terreur. Les Montgeroult sont à Londres une bonne partie de 1792.

En avril 1793, revenus en France, depuis quelques mois, ils partent pour la mission diplomatique qui causera leur arrestation brutale et la mort du marquis, l’épisode le plus traumatique de la vie d’Hélène.
André, lui, participe activement à la défense de Louis XVI (guillotiné le 21 janvier 1793). Ses prises de position lui valent de plus en plus d’inimitié dans les cercles révolutionnaires extrémistes qui ont pris le pouvoir. Il a l’occasion de fuir en Angleterre, mais s’y refuse. Hélène également est inquiétée. Sauvée, dit-on, par son talent, elle est « priée » par un décret du Comité de Salut Public conquis par ses improvisations sur la Marseillaise, de prêter sa main musicale à l’organisation des fêtes révolutionnaires.
Finalement emprisonné, André est, lui, jugé et condamné à mort au cours d’un procès à l’occasion duquel Fouquier-Tinville, plagiant Cofinhal lors du procès de Lavoisier, éructe un « la République n’a pas besoin de poètes ! ».

Sa tête roule le 25 juillet 1794, … deux jours avant la chute de Robespierre et la fin de la Terreur. Jusqu’à la dernière minute, il écrit. En prison, il écrit. Il trace dans la fièvre, des vers poignants de liberté à la fois formelle et d’inspiration, d’un humanisme vibrant, parvenus à nous par miracle.


Se sont-ils donc connus ? Ont-ils suivi et déplorés leurs destins réciproques ? Se sont-ils inspirés l’un l’autre, d’une quelconque manière, par leurs musiques intérieures ? Peut-être vaut-il mieux un beau mensonge qu’une vérité décevante alors, disons que oui, peut-être. Ils ont, de fait, vécu si proches, fut-ce sans le savoir, qu’ils n’ont pu que s’imprégner des mêmes éthers.


Aujourd’hui, dans ce salon qui résonnait déjà de la musique d’Hélène il y aura bientôt deux siècles et demi, imaginons-la au pianoforte, André debout près d’elle, déclamant ses vers, leurs regards complices se croisant, pleins de joie de vivre, d’espoirs, de peine, de gravité, de révolte, de retenue, d’humanité.


En ont-ils eu conscience ? Leurs œuvres qui toutes deux bondissaient sur le passé pour mieux attraper l’avenir, ont ouvert avec prémonition l’ère romantique, déjà fécondée dans le ventre de l’histoire.

Vous retrouverez la plupart des études d’Hélène de Montgeroult jouées cet après-midi, et beaucoup d’autres, dans le CD « Le salon d’Hélène de Montgeroult » de Bénédicte Harlé aux éditions Modulation (en vente après le concert).


Aux études d’Hélène de Montgeroult, nous avons ajouté une sonate de son contemporain Hyacinthe Jadin, si proche de ton avec les poèmes de jeunesse d’André Chénier, et un air de l’opéra Andrea Chenier d’Umberto Giordano, directement inspiré des poèmes La belle captive et comme un dernier rayon.


Bénédicte Harlé, pianiste, se consacre en particulier, depuis 1996, à la pratique du répertoire du lied, de la mélodie et de l’opéra, à travers son activité de chef de chant au CNSM de Paris. Elle se consacre avec une égale passion à la musique de chambre et se produit en France, en Suisse, en Allemagne et au Japon dans des formations instrumentales variées ainsi qu’en duo chant-piano. Également familière du monde de la musique ancienne, elle découvre avec grand intérêt la vie et l’œuvre d’Hélène de Montgeroult, grâce aux travaux du musicologue Jérôme Dorival et propose également régulièrement des concerts et récitals consacrés à l’œuvre de cette compositrice, à
laquelle elle a consacré un enregistrement « Le Salon d’Hélène de Montgeroult », aux éditions Modulation.


Thierry Vorgers collabore avec Bénédicte Harlé à l’occasion d’un spectacle concert & poésie consacré à Hélène de Montgeroult et André Chénier, présenté à plusieurs reprises en 2018 et 2019, à Mongeroult, Fresnes, l’abbaye de Royaumont, ainsi qu’au spectacle « Mille baisers de Honfleur » consacré à Erik Satie et Alphonse Allais, avec Bénédicte Harlé, Philippa Neuteboom, Fabrice Berjot et Jacques Sallès.

Lexique

La langue d’André Chénier est résolument moderne, … à son époque. Son lexique contient cependant à l’occasion des mots ou références devenues rares aujourd’hui, ou qui résonnent avec son histoire personnelle. En voici quelques exemples, pris dans les textes ci-dessus, par ordre d’apparition.


Camille : Muse (une des…) d’André Chénier, sous un nom d’emprunt. Il lui a consacré tout un recueil.
Philomèle : Nom allégorique de l’hirondelle.
Pampre : feuillage de la vigne.
Tibulle : Poète romain élégiaque du premier siècle av. notre ère, inventeur, avec Virgile et Horace de la poésie champêtre.
Javelle : Brassée de céréales, coupées et non liées, qu’on laisse sur le sillon avant de les mettre en gerbe.
Rome : André Chénier a fait un séjour en Italie dans ses jeunes années d’adulte, dont on sait peu de choses.
Byzance, (Constantinople), aujourd’hui Istanbul, est la ville natale d’André Chénier. Il a voulu y retourner mais a dû rebrousser chemin pour raisons de santé.
Alcyon : Oiseau fabuleux qui, d’après une légende grecque, devait sa naissance à la métamorphose d’Alcyone. Il était dédié à la Néréide Thétis.
Néréides : Nymphes marines de la mythologie grecque, filles de Nérée et de Doris.
Thétis : Une des Néréides. Quand elle pleure, ses sœurs apparaissent.
Hymen : Mariage.
Palès : Divinité romaine champêtre, protectrice des bergers.
Faix : Fardeau, poids.
Pénates : Divinités domestiques romaines.
Mânes : Âmes des morts chez les romains.
Ambrosie (ou ambroisie) : Substance divine de la mythologie grecque, nourriture délicieuse des dieux qui leur assure, avec le nectar, leur immortalité.
Bavus : On ignore qui André Chénier a voulu désigner précisément par ce nom, qui ne rappelle aucun personnage antique réel ou mythique, sinon que, vu les circonstances, il s’agit sans doute d’une allégorie des chefs de la Terreur qui l’ont envoyé à l’échafaud, la vilaine sonorité du mot étant choisie à dessein.

Pour mieux soutenir nos actions, rejoignez l’association Les Amis d’Hélène de
Montgeroult. Des bulletins d’adhésion sont disponibles à la sortie.

Les amis d’Hélène de Montgeroult remercient le Parc Naturel Régional du Vexin Français et les communes de Montgeroult et Boissy L’Aillerie pour leur soutien constant.

Les fastes de la musique instrumentale à San Marco de Venise

Giovanni Gabrieli, Sonates et motets

Ensemble Ventosum

Hans Jacob Bollinger, William Dongois, Liselotte Emery, cornets à bouquin

Etienne Espagne, Alice Julien-Lafferière, Fanny Paccoud, violons

Guillaume Cottet-Dumoulin, Timothée Ducharme, Jean-Noël Gamet, Pascal Gonzalès, Stefan Legée, Stéphane Muller, Franck Poitrineau, Julien Ribouleau, Baptiste Zeronian, sacqueboutes

Freddy Eichelberger, orgue

Avec la participation d’élèves et d’anciens élèves du CRR de Saint Maur :

Julien Bailly, Nicolas Renoult, doulcianes

Léa Choteau, Oscar Gilbert-Legée, violons

Guillaume Amet, Maxime Pok, Nicolas Tornaire, sacqueboutes

Giovanni Gabrieli [1557-1612], fut un compositeur et organiste vénitien influent. Formé par son oncle Andrea Gabrieli, il a travaillé à la cour du duc de Bavière à Munich avant de devenir organiste à la basilique Saint-Marc à Venise. Il a succédé à son oncle en 1586 et a été nommé compositeur principal jusqu’à sa mort.

Gabrieli est connu pour ses compositions d’orgue et ses œuvres vocales polychorales, qui ont suivi l’évolution stylistique de la Renaissance au baroque. Ses œuvres les plus célèbres sont les recueils « Sacræ symphoniæ I » (1597) et « Sacræ symphoniæ II » (1615), ce dernier publié après sa mort et intégrant des éléments de la « nouvelle musique ».

Le programme du concert vise à recréer l’ambiance sonore des fêtes et offices religieux à Venise autour de 1600. Un témoignage d’un voyageur anglais, Thomas Coryat, en 1608, décrit la musique de cette époque comme étant exceptionnellement belle et délectable.

L’ensemble Ventosum, fondé par William Dongois, Stefan Legée et Franck Poitrineau, composé des meilleurs instrumentistes dans leurs spécialité, se consacre à la musique pour instruments à vent des 16ème et 17ème siècles. L’ensemble a produit plusieurs enregistrements, dont un consacré au répertoire italien pour cornets et sacqueboutes.

Dimanche 29 septembre à 16h au Château de Montgeroult

Gabriel Berrebi est né en 2004 à Genève. Il commence le piano à l’âge de huit ans. Deux
ans plus tard, il entre au Conservatoire de Musique de Genève dans la classe de
Philippe Chanon. Il sera intégré lors de ses études au conservatoire à la filière intensive
Musimax, puis à la filière Préprofessionelle. Il étudie aussi parallèlement l’orgue dans la
classe de Diego Innocenzi.
2
Il est étudiant à la Haute École de Musique de Genève dans la classe de Ricardo Castro
durant l’année académique 2022-2023. En 2023, il est admis au Conservatoire National
Supérieur de Musique et de Danse de Paris, où il poursuit ses études dans la classe
d’Emmanuel Strosser et Cécile Hugonnard-Roche.
Durant son parcours, il été marqué par des rencontres avec plusieurs artistes de renom
tels que Paul Badura-Skoda, Maria-João Pires, Elizabeth Leonskaïa, François Dumont,
Pietro De Maria, …
Il a eu l’occasion de se produire en soliste en compagnie de grands chefs d’orchestre
tels que Gábor Takács-Nagy ou encore Roberto Benzi. Il se produit régulièrement en
récital ou en formation de chambre. Le Temps lui reconnaît en 2021 « une belle clarté de
touche, une musicalité souple et une maturité de jeu remarquable ». Il a l’occasion de
jouer dans divers festivals (Festival de Puplinge, Festiv’Baroqueries,…). Son répertoire
s’étend de Bach à de nos jours, avec un attrait particulier pour la musique de Schubert.
Il est Lauréat de plusieurs concours nationaux tels que le Concours Suisse de Musique
pour la jeunesse ainsi que le concours Steinway.
Il remporte en 2023 un premier prix au concours international Hélène de Montgeroult à
Romont

Les Amis d’Hélène de Montgeroult sont soutenus par le Parc Naturel du Vexin-Français et les
communes de Montgeroult et Boissy L’Aillerie. Ils sont partenaires de certains événements
organisés en commun avec Le Festival Baroque de Pontoise.

PROGRAMME

  1. H. de Montgeroult
  • Etude no 26
  • Etude no 111
  1. W. A. Mozart
    Sonate K. 476 en Ré Majeur
    Allegro, adagio, Allegretto
  2. J. Brahms: 4 Klavierstücke
    op.119
  • Intermezzo en si mineur
  • Inermezzo en mi mineur
  • Intermezzo en Do Majeur
  • Rhapsodie en Mi Bémol Majeur
  1. F. Chopin
    Trois nocturnes op.9
  • En si bémol mineur
  • En Mi bémol Majeur
  • En Si Majeur
    Polonaise-fantaisie op.61
  1. C.Debussy
    L’Isle joyeuse

Un concert à la chambre du jeune Louis XIV

DIMANCHE 30 JUIN 

EGLISE DE BOISSY L’AILLERIE

 17H00 

Un concert à la chambre du jeune Louis XIV

Ensemble La Chambre Claire 

Brice Sailly, clavecin Marion Martineau & Atsushi Sakai, violes de gambe 

Couperin de Sainte-Colombe et contemporains

Entre la mort de Louis XIII et l’installation de Louis XIV à Versailles,  la cour est parisienne. Alors que la Fronde agite  les rues avoisinantes,  les couloirs du Louvre résonnent d’une musique nouvelle. Mazarin convoque de nombreux musiciens italiens et le jeune Louis XIV ouvre son oreille et son cœur à une musique en pleine mutation.  En marge des fastueux ballets de cour, les musiciens au service de la famille royale explorent les capacités expressives des instruments qui deviendront emblématiques du long règne de Louis XIV : le clavecin et la viole de gambe. 

Œuvres de Mr Couperin, Jacques Champion de Chambonnières, Mr de Sainte-Colombe et leurs contemporains. 

Brice Sailly est claveciniste. Son dernier disque, enregistré au Château de Montgeroult, a remporté le prestigieux Diapason d’Or de l’Année. Il prépare actuellement un enregistrement sur le dernier clavecin à naître dans l’atelier d’Emile Jobin, d’après l’instrument de Jean Denis daté de 1648. Il s’agit du plus ancien instrument français qui nous soit parvenu.   

Marion Martineau et Atsushi Sakaï jouent tous deux de la viole de gambe et du violoncelle. Musiciens très demandés, ils jouent dans les plus belles salles du monde auprès les ensembles phares de la scène de la musique ancienne. Ils vivent à Vétheuil. 

Concert-spectacle le 16 juin 2024

Voyage musical à 4 mains et 4 voix. Prenez le train avec Erik Satie et Alphonse Allais. Piano : Bénédicte Harlé et Philippa Neuteboom. Complices : Thierry Vorgers (récitant) et Fabrice Berjot (chef de train). Sonorisation : Jacques Sallès.

Entrée libre.

Accueil par « La Flanfare » à 16h15

Début de la représentation à 17h.

Commencez par une rando à thème ! Possibilité d’associer à la randonnée découverte: Montgeroult en 1899 : la vie rurale à la Belle Epoque, de 14 h à 16 h 30, 3 km, Facile. 7 € (-de 12 ans gratuit). Renseignements et réservation obligatoire pour la rando : M. Saintoul, 06 84 90 04 97, saintoulmichel@gmail.com

Accès :

Château de Montgeroult, 9 rue du Fruchot, 95650 Montgeroult.

Train : gare de Montgeroult, sur la ligne Paris Saint-Lazare – Gisors. Durée du trajet : 56′

Voiture : autoroute A 15, sortie 13. Durée du trajet : environ 40 minutes.

Présentation :

Satie et Allais, tous deux natifs d’Honfleur à quelques années d’intervalles, se connaissaient et s’appréciaient. Allais, qui a fait entrer Satie au Chat Noir, le surnommait Esoterik Satie. On a dit de Satie qu’il était l’Alphonse Allais de la musique.

La ligne de chemin de fer allant de Paris à Honfleur est finalisée en 1880 avec la construction d’une ligne directe allant d’Evreux à Pont-L’évêque, puis Honfleur. Elle a donc été empruntée nécessairement par les deux amis, ensemble ou séparément.

Erik Satie, musicien inclassable, maître de l’humour musical, «venu au monde très jeune dans un temps très vieux », est avant tout bien de son époque, troisième république naissante faisant souffler un vent de liberté, pas apprécié de tous, dans le fracas de la révolution industrielle.

Alphonse Allais, lui aussi résolument moderniste, a raillé la Compagnie des Chemins de Fer de l’Ouest, propriétaire des lignes normandes, (et ses actionnaires) à de nombreuses reprises, toujours avec un plaisir gourmand. Ce sont certains de ces textes qui forment l’armature de la partie parlée du spectacle, en contrepoint avec la musique de son concitoyen et alter ego en espièglerie, chacun avec ses moyens d’expression propres. Partons avec eux, paroles et musiques, pour un voyage en train de la Gare Saint-Lazare à Honfleur en passant par Mantes-la-Jolie, Evreux, Le Neubourg, Pont-Audemer, terminus Honfleur (Le trajet le plus rapide à partir de 1880 !)

Concert et visite le 8 octobre 2023

Au château de Montgeroult, le dimanche 8 octobre 2023 à 16h30 : concert « Le Chant intérieur ».

Bénédicte Harlé-Jobin au piano Clementi 1801 et Sandrine Buendia, soprano.

Participation libre.

Accès : château de Montgeroult, 9 rue du Fruchot, 95650 Montgeroult.

Train : gare de Montgeroult, sur la ligne Paris Saint-Lazare – Gisors. Durée du trajet : 56′

Voiture : autoroute A 15, sortie 13. Durée du trajet : environ 40 minutes. 9, rue Fruchot 95650 Montgeroult.

Programme :

6 nocturnes à voix seule accompagnées avec piano Clementi 1801, sur des paroles tirées de Métastase

16 études extraites du Cours Complet pour l’Enseignement du Forte Piano

9e sonate en fa dièse mineur, op.5 n°3.

Ce concert sera enregistré.

Le matin, balade « Agriculture et musique à Montgeroult » dans le cadre des Balades du dimanche du Parc Naturel régional du Vexin Français.

De la vallée de la Viosne au plateau, notre itinéraire nous permettra de rencontrer divers lieux d’activités anciennes et un château. Autant d’occasions pour évoquer la vie des hommes et des femmes, nobles et roturiers, qui vécurent ici dans les siècles passés.

De 9h30 à 11h30. 3,5 kilomètres, environ 50 mètres de dénivelé. 7€, gratuit pour les moins de douze ans. Renseignements et réservation obligatoire pour la balade : 06 84 90 04 97 saintoulmichel@gmail.com

Nos projets pour 2023

Le 7 mai 2023, concert au profit de L’Unicef : Bénédicte Harlé et Philippa Neuteboom joueront seules et à quatre mains sur le thème de l’enfance, Ravel, ma mère l’oie, Schumann scènes d’enfants….

Le 17 septembre, selon une tradition maintenant établie, nous renouvellerons les concerts de la journée du patrimoine avec plusieurs jeunes musiciens réunis autour d’Amadeo Castillo hautbois, viole et clavecin, dans la magnifique église de Boissy l’Aillerie.

Le 1 octobre, concert en partenariat avec le Festival Baroque de Pontoise, au programme, pièces du répertoire de la fin du XVIII par Aline Zylberach piano, Etienne Mangot violoncelle , Aurélien Delage, flûte ancienne et piano .

Le 8 octobre à 16h30, notre saison se terminera par un concert d’œuvres d’Hélène de Montgeroult interprétées par Sandrine Buendia chant et Bénédicte Harlé sur un piano historique Clementi de 1801. Ce concert fera l’objet d’un enregistrement qui sera accessible aux membres de l’association, aux visiteurs du château et probablement distribué par la suite.