Journal Montgeroult n°14 (janvier 2023)

par Jérôme Dorival

Nouveaux CD


Clare Hammond a enregistré 29 études de Montgeroult qui viennent de sortir chez bis records. A commander d’urgence ! On peut acquérir son enregistrement en allant sur le lien suivant :
https://bis.se/performers/hammond-clare/helene-de-montgeroult-etudes-1
Voici la notice que Clare a tenu à rédiger elle-même :
« Née Hélène de Nervo, Hélène de Montgeroult (1764-1836) est issue d’une famille noble de Lyon et a fait preuve d’un talent musical précoce dès son enfance. Vers ses vingt ans, elle était considérée comme l’une des meilleures pianistes et improvisatrices de son temps, mais ses origines aristocratiques lui interdirent de poursuivre une carrière publique. Dans les dernières années de l’Ancien Régime, elle se marie avec le marquis de Montgeroult, et se produit dans les salons privés de l’artiste Madame Vigée-Lebrun, de la marquise de La Tour du Pin et de l’écrivaine Madame de Staël. En 1792, elle participe à une mission diplomatique secrète à Londres avec son mari, et revient en France quelques mois plus tard. En 1793, ils tentent d’atteindre le royaume de Naples en tant que diplomates mais sont capturés par des soldats autrichiens. Son mari est emprisonné, et meurt peu de temps après, tandis qu’Hélène est libérée. Dans une détresse totale, elle réussit à s’assurer le passage vers la France.

A son retour à Paris, Montgeroult travaille pour la Révolution, notamment au sein de l’Institut National de Musique, mais est de nouveau emprisonnée sous la Terreur. Lors de son procès devant le Comité de salut public, elle fut apparemment libérée après avoir improvisé une série de variations sur la Marseillaise qui émurent les juges aux larmes. Acceptée par les autorités, Montgeroult est nommée professeur de piano au Conservatoire de musique de Paris en 1795, première femme à occuper un tel poste. Elle commença alors à publier ses propres compositions, à commencer par les Trois Sonates, op. 1 en 1795. Les études ont été composées entre 1788 et 1812, puis publiées en 1816 dans le cadre du Cours complet pour l’enseignement du pianoforte. A sa mort, elle laisse 9 sonates, 3 fantaisies pour piano, des nocturnes pour voix et piano, 114 études et une multitude de pièces additionnelles.

J’ai été stupéfaite à la découverte de ces études du Cours complet. Non seulement elles sont d’une qualité comparable à la musique de compositeurs comme Felix Mendelssohn et Robert Schumann, mais elles sont stylistiquement si avancées qu’elles remettent en question notre perception des périodes « classique » et « romantique ». Montgeroult n’avait que huit ans de moins que Mozart, mais sa musique est plus proche, par son esprit et sa substance, de celle de la génération romantique, qui fera son apparition des décennies plus tard. Son audace harmonique, la complexité de ses textures, l’importance accordée aux tonalités mineures plutôt que majeures et l’utilisation d’idiomes baroques sont des caractéristiques que nous associons explicitement au romantisme. Une telle prescience est extraordinaire et fait d’elle un véritable précurseur.

A une époque où les œuvres de Johann Sebastian Bach n’étaient guère connues et ne pouvaient être trouvées que difficilement, Montgeroult rendit hommage au Clavier bien tempéré dans certaines de ses études, annonçant ainsi les travaux ultérieurs de Mendelssohn, Brahms et Reger. Son adaptation de la forme-sonate dans l’étude n°74, avec son inversion des premiers et deuxième sujet dans la récapitulation et le choix de la tonalité est plus proche de Schubert que de ses contemporains. Montgeroult fut également l’une des premières à apprécier le potentiel artistique du genre de l’étude. Alors que ses contemporains s’intéressaient principalement à la dextérité mécanique, elle a composé des études qui font preuve d’une véritable profondeur expressive et ainsi ouvert la voie à la prolifération d’études de concert par la génération romantique.

La musique de Chopin, Mendelssohn, Schumann et même Brahms semble devoir beaucoup aux avancées de Montgeroult, et pourtant rien ne nous laisse croire qu’ils ont eu connaissance de son travail. Fanny et Félix Mendelssohn ont tous deux étudié avec une disciple de Montgeroult, la pianiste Marie Bigot, à Paris en 1816, et il semble que Friedrich Wieck ait utilisé les Cours complet dans le cadre de son enseignement. Cela laisse supposer que Clara et Robert Schumann ont pu connaitre cet ouvrage bien qu’ils n’en fassent pas mention. L’Étude n°106 de Montgeroult présente une ressemblance frappante avec les Prélude de choral op. 122 n°5 « Schmücke dich, o liebe Seele » de Brahms, composé plus de 80 ans plus tard. Plus significatif cependant est la valeur qu’elle accordait à l’imitation d’une ligne vocale au piano, une préoccupation rare à l’époque et d’une importance fondamentale pour les compositeurs des générations suivantes, notamment Chopin. Dans ce moule, son Étude n°110 est clairement un nocturne, dans son type, sinon dans son nom, et est directement contemporaine de ceux de John Field à qui l’on attribue souvent l’invention de cette forme.

Alors, comment une musique de cette qualité et offrant une telle perspective peut-elle avoir été complètement oubliée pendant si longtemps ? Le profil public de Montgeroult a toujours été très en retard sur sa réputation auprès des connaisseurs. D’abord cantonnée aux salons privés, elle n’a jamais embrassé une carrière d’interprète publique, même après la Révolution. Bien que son poste au Conservatoire lui ait offert une tribune, elle l’a quitté au bout de quelques années, semble-t-il pour des raisons de santé. Son biographe, le musicologue français Jérôme Dorival, suggère que la vraie raison était un sentiment d’incompatibilité artistique avec l’institution. Malgré le fait que sa propre méthode de piano, le Cours complet, était bien avancée, le conservatoire a choisi un collègue masculin de talent moindre, Jean-Louis Adam, fut choisi pour la rédaction du cours de piano officiel du Conservatoire.

Le Cours complet de Montgeroult, publié en 1816, en trois volumes, est une œuvre d’une grande connaissance, de profondeur et de vision artistique. Beaucoup plus coûteuse que les méthodes de piano comparables, sa musique était de plus considérée comme trop exigeante dans la France d’alors, davantage intéressée par l’Opéra-Comique. Montgeroult a commencé à composer des études à l’intention de son élève, Johann Baptist Cramer, qui avait également composé sa propre méthode de piano. Les deux ont travaillé en étroite collaboration pendant un certain temps et plusieurs études de Cramer contiennent des passages étonnamment similaires à ceux de Montgeroult. Bien que ses compositions ne fassent pas preuve de la même maitrise totale des formes musicales et de la subtilité harmonique que celle de Montgeroult, elles sont beaucoup plus populaires. Il n’existe que 24 exemplaires du Cours complet dans les bibliothèques du monde entier, mais on trouve en revanche 100 fois plus d’exemplaires conservés du Studio per il pianoforte de Cramer.

Les idées d’alors sur ce que pourrait être une femme compositrice voire son existence même ont également entravé la réception de la musique de Montgeroult. La plupart des comptes rendus de l’époque font l’éloge de son interprétation, de son talent d’improvisatrice et de son enseignement, mais négligent ses réalisations en tant que compositrice. Il semble qu’après sa mort, son fils unique, Horace His de la Salle, ne se soit pas donné la peine de conserver des archives de ses manuscrits et de ses lettres, peut-être parce qu’il n’en comprenait pas toute la portée artistique.

La plupart des compositeurs de la génération de Montgeroult ne s’attendaient pas à ce que leur musique leur survive. Aujourd’hui, nous sous-estimons la mesure dans laquelle la musique, même celle de compositeurs bien établis, est tombée dans l’obscurité après leur mort. Nous devons notre familiarité avec de nombreux noms connus aux efforts des musicologues de la fin du 19e siècle. Vivaldi, par exemple, était pratiquement inconnu jusqu’à sa redécouverte dans les années 1930. Bien entendu, pour être relancé, un compositeur doit être considéré comme digne d’attention. Peu de compositrices atteignent un tel statut, surtout si elles mènent une vie aussi privée que Montgeroult et laissé à la postérité aussi peu de traces matérielles. Ce n’est que dans les années 1990 que la valeur de Montgeroult a été véritablement appréciée par Jérôme Dorival, qui est depuis resté un défenseur dévoué et infatigable de son œuvre.

En tant qu’interprète, je suis parfaitement consciente des défis que représente la renaissance de la musique de compositeurs oubliés. En particulier, l’absence d’une tradition d’interprétation rend beaucoup plus difficile le développement d’une interprétation complète et nuancée de son œuvre. Lorsque j’entreprends par exemple une pièce de Beethoven, je me suis déjà familiarisée avec son style et j’ai entendu d’innombrables musiciens interpréter sa musique. Comme il y a encore très peu de gens qui jouent Montgeroult, nous faisons face à un manque de contexte où puiser. N’étant pas familière avec le style de Montgeroult, ce n’est qu’après une année d’étude intensive que j’ai trouvé une approche de la sonorité et de l’équilibre qui me convenait. Il m’a fallu du temps pour marier la souplesse de son toucher avec les nuances harmoniques et l’expression exacerbée que nous associons à une époque plus tardive. La subtilité de certaines des études les plus simples masque une profondeur d’expression et de perception qui ne se manifeste que plus tard. En tant qu’auditeur, il est également important de vivre avec cette musique pendant un certain temps pour en apprécier vraiment la valeur.

Découvrir la musique des études de Montgeroult alors qu’elles sont encore si peu connues, leur donner vie par le biais de mon instrument, puis les interpréter devant un public a été une expérience passionnante et souvent très émouvante. J’espère qu’elles atteindront la renommée et la popularité qu’elles méritent, et que ce disque fera découvrir à un public plus large l’étonnante musique d’Hélène de Montgeroult.

© Clare Hammond 2022

Je tiens à remercier Jérôme Dorival, dont les recherches approfondies sont à la base de ces notes sont basées, pour m’avoir fait découvrir l’œuvre de Montgeroult en 2019, et pour son généreux soutien et ses conseils prodigués par la suite. »


Marcia Hadjimarkos sortira vers le mois de mai un CD sur pianoforte consacré à Montgeroult, en compagnie de la mezzo-soprano Beth Taylor et du violoniste Nicolas Mazzoleni. C’est le premier CD réalisé sur un instrument d’époque, un pianoforte français de Neuhaus datant de 1817, merveilleusement restauré par monsieur Vion. Cet instrument possède des couleurs très belles et profondes, et les musiciens font des merveilles

Concerts 2022

Le nombre des concerts public dans lesquels on joue de la musique de Montgeroult explose cette année, et j’en ai déjà recensé 47, enAllemagne, Angleterre, Israël, France, États-Unis, Pays-Bas, Espagne et Brésil !

Vidéos disponibles

Documentaires
Les documentaires sur Montgeroult commencent à être nombreux :

– Florence Badol-Bertrand Hélène de Montgeroult, pianiste, compositrice et pédagogue https://www.youtube.com/watch?v=Z_vCr6Totw0&ab_channel=ConservatoireNationalSup%C3%A9rieurdeMusiqueetdeDansedeParis
– Dominique Guerrero : entretien avec Jérôme Dorival https://www.youtube.com/watch?v=CKSwvnYY29Y&ab_channel=DominiqueGuerrero
– Edna Stern https://www.youtube.com/watch?v=TFQI40wKO0Y&ab_channel=PhilharmoniedeParis
et  https://www.youtube.com/watch?v=BdLYAO1uSow&ab_channel=EdnaStern
et https://www.youtube.com/watch?v=mI9XEiho0jo&ab_channel=EdnaStern
et https://www.youtube.com/watch?v=rW3n9MLDGEE&ab_channel=EdnaStern
et https://www.youtube.com/watch?v=PoJX38waS_w&ab_channel=EdnaStern
– Claire Laplace https://www.youtube.com/watch?v=eb_9Cn1S5_M&ab_channel=CNSMDdeLyon
– Srta Corchea https://www.youtube.com/watch?v=jb2wd6WvUWQ&ab_channel=Srta.Corchea
– Anne Morvan https://www.youtube.com/watch?v=AjZ28p8eeIM&ab_channel=M%C3%A9diath%C3%A8queConservatoireLyon
– Sophie Boyer et Patricia Gil (avec les Nocturnes vocaux, de 26’38’’ à 41’55’’) https://www.youtube.com/watch?v=h9v9ob0o07c&ab_channel=VlogartMP4

https://youtu.be/xh1clrImjVU (Interview de Jérôme Dorival)
– Aliette de Laleu https://www.youtube.com/watch?v=PgRO5aRXhfY&ab_channel=FranceMusique
– Florence Berthout reçoit Fabrice Guédy qui présente « La Marquise et La Marseillaise » https://www.youtube.com/watch?v=kuE0rxSzGbQ&ab_channel=RADIORCJ

Livre et partitions

Mon nouveau livre sur Hélène de Montgeroult est en cours d’édition chez Symétrie. Je viens de signer le contrat. Il sera assez gros (plus de 500 pages !) et assez fouillé sur la plan historique (cette période, tellement complexe, m’a demandé des années de recherche) et musical (beaucoup d’analyses et d’exemples).
Je suis également en train de finaliser l’intégrale des partitions des sonates pour piano et celle des trois fantaisies, aux éditions Modulation.

14 novembre 2022

Concert le 2 octobre 2022

Le dimanche 2 octobre 2022 à 17h, Clare Hammond donnera un concert au pianoforte, avec des œuvres de Montgeroult, Chopin, Mendelssohn, Schubert et Clara Schumann. En partenariat entre l’association des Amis d’Hélène de Montgeroult et le Festival baroque de Pontoise.

Accès : château de Montgeroult, 9 rue du Fruchot, 95650 Montgeroult.

Train : gare de Montgeroult, sur la ligne Paris Saint-Lazare – Gisors. Durée du trajet : 56′

Voiture : autoroute A 15, sortie 13. Durée du trajet : environ 40 minutes.

Trois concerts le 18 septembre 2022

Le dimanche 18 septembre 2022, l’ensemble Le Concert Brisé donnera trois concerts à l’église de Boissy-l’Aillerie à 15h, 16h et 17h. Le public y entendra de la musique du XVIe siècle et les instrumentistes leur feront découvrir l’art de la diminution.

Accès : église de Boissy-l’Aillerie, 1-7, rue Ferdinand Jacob 95650 Boissy-L’Aillerie

Train : gare de Boissy-L’Aillerie, sur la ligne Paris Saint-Lazare – Gisors. Durée du trajet : 54′

Voiture : autoroute A 15, sortie 13. Durée du trajet : environ 40 minutes.

Boissy l’Aillerie, église

18.09.2022

Le chant des oiseaux ou l’esprit de la diminution

Les ornements et les accents se font en brisant et rompant les notes, en ajoutant une quantité de notes qui ont nature d’être plus rapidement exécutées. Ils donnent tant de plaisir et de délectation, qu’on dirait entendre un grand nombre d’oiseaux dressés, qui, de leur chant, nous ravissent le cœur et nous laissent tout émus.

Zacconi, Prattica di Musica, 1596.

Concert I

Anon. Pavane El bisson e sua gagliarda

Jacques Arcadelt : Il bianco e dolce Cigno

Andrea. Gabrieli Egredimini et videte passeggiata (claviers)

Andrea Gabrieli Maria Stabat ad monumentum

Pierre Attaignant basse danse La Brosse

Concert II

Anon. La paduana del Re e sua gagliarda

Philippe Verdelot Italia mia

Suite de danses (Intabulatura nova, Venice, 1551),

Pass’e mezzo nuovo primo/Gamba gagliarda/Le force d’hercule

Fusi pavana a piana/Saltarello del Re

Josquin des Prez Mille regrets

Anon Il Ballo del gran duca

Concert III

Pierre Attaignant basse danse La Brosse ou Pavane Gaillarde (Dutertre, 1557)

Cipriano de Rore Anchor che col partire

Antonio Cabezon différencias sobre la gallarda milanesa

Nicolas Gombert: Dezilde al caballero

Anon. Aria e saltarello sopra La Monica ou Une jeune fillette

« Et parce que cet instrument [le cornet] doit sonner la Musique presque toute en diminution, il est nécessaire que celuy qui veut apprendre à en ioiier, sçache composer, & qu’il soit bon Musicien, afin qu’il fasse, les fredóns & les diminutions bien à propos ». Marin Mersenne, Harmonie Universelle, Paris, 1636, Livre cinquiesme des instruments, p. 275.

[Indications sous réserve de changements mineurs]

La majeure partie des diminutions est écrite selon les préceptes du grand joueur d’instrument Silvestro Ganassi (1492/après 1565) selon les recommandations données dans son ouvrage didactique La Fontegara (Venise, 1535). Dans ce cadre, nous avons laissé néanmoins une grande place à l’improvisation de diminutions plus personnelles.

La diminution, le fait de fractionner la durée d’une note, en jouant plus de notes que le support musical n’en comporte, est une pratique partagée par toutes les musiques savantes, populaires, écrites ou orales. Cette pratique est abondamment décrite de la Renaissance à la fin de l’ère baroque dans tous les pays d’Europe. La partition imprimée, dès 1500, n’était que le squelette de l’œuvre musicale : squelette exprimant la perfection du monde des nombres, par le jeu des proportions et des règles du contrepoint. Ce squelette était nécessairement habillé de diminutions et d’ornements destinés à « embellir le corps musical ». Cette pratique « ordinaire », normale et normative a eu, virtuosité oblige, son côté «extraordinaire». La diminution, absente de la partition, est encore plus : elle est un élément essentiel de l’œuvre musicale même. Marin Mersenne, comme Zacconi, compare la diminution (bien conçue et bien exécutée) au chant des oiseaux :

Mais de toutes les Nations qui apprennent à chanter, et qui font les passages de la gorge, les Italiens mesme qui font une particuliere profession de la Musique, et des recits, avoüent que les François font le mieux les passages, dont il n’est pas possible d’expliquer la beauté et la douceur, si l’oreille ne les oit, car le gazoüil ou le murmure des eaux, et le chant des rossignols n’est pas si agreable; et ie ne trouve rien dans la nature, dont le rapport nous puisse faire comprendre ces passages, qui font plus ravissans que les fredons, car ils sont la quinte-essence de la Musique. Marin Mersenne Harmonie universelle, Livre second des chants, p. 40.

La puissance de l’expression musicale liée à la diminution est, selon Marin Mersenne, une constatation de la raison :

Or si l’on doit iuger de la methode de chanter par la raison, il faut confesser que celle qui a plus de puissance sur les auditeurs est la meilleure, car cette delicatesse de passages que les meilleurs Maistres enseignent n’ont point d’autre plus grand effet qu’un certain chatoüillement d’oreille, qui semble passer iusques à l’esprit et au coeur, particulierement quand ils sont soustenus, et qu’ils durent long-temps. Marin Mersenne, Harmonie Universelle, Livre premier des Chants, p. 42.

La diminution, d’essence vocale, n’est l’apanage exclusif de la voix, ni d’aucun instrument. Marin Mersenne attend aussi des cornettistes qu’ils maitrisent cet art et ce, dans l’exécution de la musique, de manière quasi continue :

« Et parce que cet instrument [le cornet] doit sonner la Musique presque toute en diminution, il est nécessaire que celuy qui veut apprendre à en ioiier, sçache composer, & qu’il soit bon Musicien, afin qu’il fasse, les fredóns & les diminutions bien à propos». Marin Mersenne, Harmonie Universelle, Paris, 1636, Livre cinquiesme des instruments, p. 275.

Journal Montgeroult n°13 (août 2022)

Par Jérôme Dorival

Nouveaux CD
– Laurent Martin vient de publier « Les compositrices au piano » avec six études de Montgeroult (+ des œuvres de Cécile Chaminade, Mel Bonis, Armande de Polignac, et Germaine Tailleferre)
– Clare Hammond a enregistré 31 études de Montgeroult qui vont sortir en octobre prochain chez bis records. Vous pouvez écouter de nombreux exemples dans les émissions ci-dessous.
– Marcia Hadjimarkos prépare un CD sur pianoforte consacré à Montgeroult en compagnie de la mezzo-soprano Beth Taylor et du violoniste Nicolas Mazzoleni. C’est le premier CD réalisé sur un instrument d’époque, un pianoforte français de Neuhaus datant de 1917, restauré par monsieur Vion.

Émissions de radio (5 heures consacrées à Montgeroult sur BBC 3)
Je rappelle les 5 émissions d’une heure, en langue anglaise, sur BBC 3, présentées par Donald Macleod, avec diffusion de beaucoup de morceaux d’Hélène de Montgeroult :

BBC radio 3, 11 juillet 2022
Donald Macleod présente Hélène de Montgeroult et diffuse les études, en 5 émissions de 59 minutes : études n°66, 101 (Laurent Martin), 2ème sonate (Nicolas Horvath), Sonate n° 7, 1er mouvement par Hilewaki Takenuci, sonate n°6 avec violon 2ème mouvement (Ian Buckle et Sophie Rosa), étude n°38 par Clare Hammond, avec un interview de celle-ci.
12 juillet 2022 Présentation de Donald Macleod et diffusion des études n° 65, 17, 55, 19 (Edna Stern), de la sixième sonate (1er mouvement) par Ian Buckle et Sophie Rosa, de la neuvième sonate (les 3 mouvements, par Nicolas Horvath), de l’étude n°107 (Clare Hammond !) et de la troisième sonate (Hilewaki Takenuci).
13 juillet 2022 Présentation de Donald Macleod et diffusion de l’études n° 114 (par Bruno Robilliard), de la quatrième sonate (par Nicolas Horvath), du Thème varié dans le genre moderne (par Edna Stern), de la septième sonate, mouvements 2,3 et 4 (par Hilewaki Takenuci), des étude n°82, 104 et 74 (par Clare Hammond).
14 juillet 2022 Présentation de Donald Macleod et diffusion des études 26 (Ian Buckle) et 73 (Luca Chiantore), des fugues n°1 (Edna Stern) et n°3 (Bruno Robilliard), des études n°110 et 112 (2ème mouvement) par Nicolas Stavy, de la sixième sonate en la (mineur) par Nicolas Horvath (piano seul, 3 mouvements), et de l’étude n°106 (par Clare Hammond).
15 juillet Présentation de Donald Macleod et diffusion de l’étude n°62 (Clare Hammond), de la fantaisie en sol mineur (Bruno Robilliard), de la cinquième sonate (Nicolas Horvath), exemples joués par Clare Hammond (études 21, 110) des études n°112 (1er mouvement par Nicolas Stavy) et 111 (par Clare Hammond).
Vous pouvez les écouter grâce aux liens suivants :
Épisode 1: Noble Beginnings
Épisode 2: The Revolution Rumbles
Épisode 3: Get out of Jail Card
Épisode 4: Behind Closed Doors
Épisode 5: Unsilenced

Concerts 2022 Avec 38 concerts, le nombre des concerts enAllemagne, Angleterre, Israël, France, États-Unis, Pays-Bas Espagne et Brésil s’est étoffé. Je ne reviens pas sur le détail de ces concerts que j’ai donnés dans le Journal Montgeroult n°12. Deux grands pianistes qui avaient commencé l’année dernière à jouer Montgeroult en Espagne y reviennent de plus belle. Et de quelle manière ! Il s’agit de Jose Colon et de Luca Chiantore.

Je vous enjoins vivement d’aller écouter le concert de

Vidéos disponibles

On assiste à une véritable explosion de mises en ligne de concerts consacrés à Montgeroult, en particulier sur YouTube ! Je vous recommande particulièrement les concerts donnés par les artistes suivants :

Luca Chiantore (Milan, 1966)

Luca Chiantore a étudié le piano et la composition avec Emilia Crippa Stradella, Alexander Lonquich, Edoardo Strabbioli et Franco Scala, entre autres, tout en s’intéressant aux claviers historiques. Il est titulaire d’un doctorat en musicologie de l’Université autonome de Barcelone et son activité de chercheur, interprète et enseignant l’a conduit dans les principaux pays d’Europe, d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Il a publié, entre autres textes, History of piano technique (2001) ; Beethoven au piano (2010) ; Writing about music (2016), cette dernière avec Áurea Domínguez et Sílvia Martínez ; Tone Moves (2019), édition anglaise mise à jour et augmentée de sa première monographie ; OuiMots maudits (2021). Depuis 2003, il dirige Musikeon, une société de services musicologiques et de formation musicale spécialisée, et est co-fondateur de l’Ensemble Tropos avec son collègue pianiste, compositeur et producteur. En Espagne et en Amérique latine, Luca Chiantore est surtout connu pour son Histoire de la technique du piano : étude des grands compositeurs et de l’art de l’interprétation à la recherche de l’Ur-Technik(2001). 

En parallèle, il exerce une intense activité didactique partagée entre l’Escola superior de música de Catalunya (ESMUC, Barcelone) et les cours d’interprétation pianistique de Musikeon à Valence, où ont été formés quelques-uns des plus brillants musiciens de cette dernière génération.
https://www.youtube.com/watch?v=rmwfoupho2U&ab_channel=IstitutoSuperiorediStudiMusicaliL.Boccherini Luca Chiantore présente et joue des œuvres de Montgeroult et Beethoven : Études n° 37 (à 15’45’’), n°41 (à 16’45’’), n°45 (à 20’39’’), n°35 (à 28’13’’), n°112 (Largo et Moto agitato, à 29’08’’), n°62 (43’18’’), n°73 (46’40’), n°111 (49’46’’)+ Beethoven sonate op.27 n°2.

Josep Colom

Colom a participé à de nombreux concours espagnols et internationaux, tels le concours de Santander, en 1978 ; le concours International de piano Jaén, le concours international de piano d’Épinal, dans lesquels il obtint les premiers prix. Il a joué au théâtre des Champs-Élysées, au festival de la Roque-d’Anthéron. Il a joué avec presque tous les orchestres d’Espagne et avec beaucoup d’orchestres européens.

Il a donné un récital pour inaugurer le XXème concours de piano de Santander, qu’on peut voir grâce au lien : https://youtu.be/PbzzHBCHbS0. Attention: la vidéo ne commence qu’à 23’. Il joue de nombreuses études de Montgeroult : Études n° 37 (28’55’’), Étude n°35 (29’47’’, toutes avec des transition improvisées), Étude n°42 (31’12’’), Étude n°45 (33’43’’), Étude n° 39 (35’12’’), Étude n° 79 (37’38’’), Étude n°65 (40’40’’), Étude n° 47 (42’17’’), Étude n° 98 (43’48’’), Étude n°75 (46’46’’), Étude n° 62 (49’12’’), Étude n°111 (52’28’’) + Franck Prélude, Choral et Fugue + Chopin 12 Études op.25.

Clare Hammond YouTube

Concert live du 18 mai 2021, Étude n° 37, Étude n°28 (51’), Étude n°55 (4’05’’), Étude n°74 (5’39’’), Étude n°36 (9’37’’), Étude n°38 (12’04’’), Étude n° 111 (16’34’’).
https://www.youtube.com/watch?v=-kGKGxB1yJc&ab_channel=ClareHammond
Interview de la pianiste, avec les Étude n°107, n°62 (1’04’’)

Ian Buckle YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=8eo1EB5glWQ&ab_channel=StaplefordGranary, enregistré en novembre 2020)
Étude n° 37, Étude N°62 (3’07’’), Étude n° 106 (8’07’’), Étude n°98 (15’17’’), Étude n°111 (17’26’’), Étude n° 26 (19’29’’)
https://www.youtube.com/watch?v=UexQxwXR2is&ab_channel=SophieRosa
Sonate pour violon et piano, adagio, avec Sophie Rosa

Elisabeth Pion YouTube (au pianoforte) (https://www.youtube.com/watch?v=RaynjUNS6bo&ab_channel=%C3%89lisabethPion. Concert du 15 juin 2021, sur piano ancien.

Marcia Hadjimarkos YouTube (au pianoforte)https://www.youtube.com/watch?v=fanL8yEekoc&ab_channel=GeelvinckMusic

François-Frédéric Guy, YouTube Étude n°111
https://www.youtube.com/watch?v=wLRcli15nkQ&list=PL5pgcJAzjI0tuld-HL7037Mjic-TYD8Za&ab_channel=medici.tv  

Autres artistes qu’on peut voir jouer du Montgeroult sur YouTube : Sarah Cahill, Jean-Yves Serreault, Cynthia Marie, Mike Gilavert, Pascal Mencarelli, Anna Shelest, Laura Granero (2tude n°26), Lee Wolfe, Annie Jeng, Gregory, Claire Laplace (Étude n°111), Marcela Lillo Tastets (Études n°37, 26 et 107), Sabina Martinez Jimenez, Emoy Orzaiz et Marta Ramirez (sonate n°6 avec violon), Madelaine Pottier, Eva Meitner, Stas Sagitario, Sydney Romie, Julian Veney, Gisela Mdr, Ifan Shen,  Nuo Shi, Valérie Rogozinski, Ali Hordeski, Cole Doster, A.J. Lyon, Hyun-Young Choi, Yi-Ping Yang (marimba), Vivian Montgomery, Erica Sipes, Sabina Martinez, Martine Nectoux,

Documentaires
Les documentaires sur Montgeroult commencent à être nombreux :

– Florence Badol-Bertrand Hélène de Montgeroult, pianiste, compositrice et pédagogue https://www.youtube.com/watch?v=Z_vCr6Totw0&ab_channel=ConservatoireNationalSup%C3%A9rieurdeMusiqueetdeDansedeParis
– Dominique Guerrero : entretien avec Jérôme Dorival https://www.youtube.com/watch?v=CKSwvnYY29Y&ab_channel=DominiqueGuerrero
– Edna Stern https://www.youtube.com/watch?v=TFQI40wKO0Y&ab_channel=PhilharmoniedeParis
et  https://www.youtube.com/watch?v=BdLYAO1uSow&ab_channel=EdnaStern
et https://www.youtube.com/watch?v=mI9XEiho0jo&ab_channel=EdnaStern
et https://www.youtube.com/watch?v=rW3n9MLDGEE&ab_channel=EdnaStern
et https://www.youtube.com/watch?v=PoJX38waS_w&ab_channel=EdnaStern
– Claire Laplace https://www.youtube.com/watch?v=eb_9Cn1S5_M&ab_channel=CNSMDdeLyon
– Srta Corchea https://www.youtube.com/watch?v=jb2wd6WvUWQ&ab_channel=Srta.Corchea
– Anne Morvan https://www.youtube.com/watch?v=AjZ28p8eeIM&ab_channel=M%C3%A9diath%C3%A8queConservatoireLyon
– Sophie Boyer et Patricia Gil (avec les Nocturnes vocaux, de 26’38’’ à 41’55’’) https://www.youtube.com/watch?v=h9v9ob0o07c&ab_channel=VlogartMP4
Aliette de Laleu https://www.youtube.com/watch?v=PgRO5aRXhfY&ab_channel=FranceMusique
Florence Berthout reçoit Fabrice Guédy qui présente « La Marquise et La Marseillaise » https://www.youtube.com/watch?v=kuE0rxSzGbQ&ab_channel=RADIORCJ

Livre et partitions

Mon nouveau livre « Hélène de Montgeroult, le génie ressuscité » est en cours d’édition chez Symétrie. Je viens de signer le contrat. Il sera épais (autour de 500 pages) et assez fouillé sur la plan historique (cette période, tellement complexe, m’a demandé des années de recherche) et musical (beaucoup d’analyses et d’exemples).
Je suis en train également de terminer l’intégrale des partitions des sonates pour piano et celle des trois fantaisies, aux éditions Modulation.

Journal Montgeroult n°12 (juillet 2022) 

Par Jérôme Dorival

Un tour d’horizon des dernières parutions et publications autour d’Hélène de Montgeroult

Nouveaux CD
– Laurent Martin vient de publier « Les compositrices au piano » avec six études de Montgeroult (+ des œuvres de Cécile Chaminade, Mel Bonis, Armande de Polignac, et Germaine Tailleferre)
– Clare Hammond a enregistré 31 études de Montgeroult qui vont sortir en octobre prochain chez bis records. Vous pouvez écouter de nombreux exemples dans les émissions ci-dessous.
– Marcia Hadjimarkos prépare un CD sur pianoforte consacré à Montgeroult en compagnie de la mezzo-soprano Beth Taylor et du violoniste Nicolas Mazzoleni. C’est le premier CD réalisé sur un instrument d’époque, un pianoforte français de Neuhaus datant de 1917, restauré par monsieur Vion.

Émissions de radio (5 heures consacrées à Montgeroult sur BBC 3)
5 émissions d’une heure en langue anglaise sur BBC 3, présentées par Donald Macleod, avec diffusion de beaucoup de morceaux d’Hélène de Montgeroult :

BBC radio 3, 11 juillet 2022
Donald Macleod présente Hélène de Montgeroult et diffuse les études, en 5 émissions de 59 minutes : études n°66, 106 (Laurent Martin), 2ème sonate (Nicolas Horvath), Sonate n° 7, 1er mouvement par Hilewaki Takenuci, sonate n°6 avec violon 2ème mouvement (Ian Buckle et Sophie Rosa), étude n°38 par Clare Hammond, avec un interview de celle-ci.
12 juillet 2022 Présentation de Donald Macleod et diffusion des études n° 65, 17, 55, 19 (Edna Stern), de la sixième sonate (1er mouvement) par Ian Buckle et Sophie Rosa, de la neuvième sonate (les 3 mouvements, par Nicolas Horvath), de l’étude n°107 (Clare Hammond !) et de la troisième sonate (Hilewaki Takenuci).
13 juillet 2022 Présentation de Donald Macleod et diffusion de l’études n° 114 (par Bruno Robilliard), de la quatrième sonate (par Nicolas Horvath), du Thème varié dans le genre moderne (par Edna Stern), de la septième sonate, mouvements 2,3 et 4 (par Hilewaki Takenuci), des étude n°82, 104 et 74 (par Clare Hammond).
14 juillet 2022 Présentation de Donald Macleod et diffusion des études 26 (Ian Buckle) et 73 (Luca Chiantore), des fugues n°1 (Edna Stern) et n°3 (Bruno Robilliard), des études n°110 et 112 (2ème mouvement) par Nicolas Stavy, de la sixième sonate en la (mineur) par Nicolas Horvath (piano seul, 3 mouvements), et de l’étude n°106 (par Clare Hammond).
15 juillet Présentation de Donald Macleod et diffusion de l’étude n°62 (Clare Hammond), de la fantaisie en sol mineur (Bruno Robilliard), de la cinquième sonate (Nicolas Horvath), exemples joués par Clare Hammond (études 21, 110) des études n°112 (1er mouvement par Nicolas Stavy) et 111 (par Clare Hammond).
Vous pouvez les écouter grâce aux liens suivants :

Épisode 1: Noble Beginnings

Épisode 2: The Revolution Rumbles

Épisode 3: Get out of Jail Card

Épisode 4: Behind Closed Doors

Épisode 5: Unsilenced

Concerts 2022 (27 concerts) enAllemagne, Angleterre, Israël, France, États-Unis, Pays-Bas
– 3 janvier Tel Aviv Buchmann Mehta school, Michal Tal joue la sonate en fa#.
– 7 janvier Tel Aviv, Michal Tal joue la sonate en fa#.
– 18 janvier Guildhall Artists in New York, Carnegie Hall, Élisabeth Pion joue Montgeroult.
– 20 Janvier, Lycée Henri IV, Fabrice Guédy et ses élèves jouent du Montgeroult.
– Février Berlin, salon Christofori, Michal Tal joue la sonate en fa#.
– 12 et 13 février Marcia Hadjimarkos à Flagy joue Montgeroult, Dussek, Mozart, Bartók etc.
– 18 février Londres, Music At 22 Mansfield Street, récital Élisabeth Pion avec du Montgeroult
– 1er mars Music at St-Mary’s Perivale, Grande Bretagne, récital Élisabeth Pion. Études 26 et 111
– 5-6 Mars : Geelvinck Museum, Luther Museum in Amsterdam, Lucie de Saint-Vincent joue les études 8, 19, 26, 38, 111, 114
– 7 mars, Tel-Aviv, Michal Tal joue Montgeroult.
– 13 Mars :  Loos Studio, The Hague. Lucie de Saint-Vincent joue les études 8, 19, 26, 38, 111, 114
– 13 mars South hill Park Series, Bracknell, Grande Bretagne, récital Élisabeth Pion avec du Montgeroult
– Mardi 15 mars 20h30 Saint Quentin en Yvelines Théâtre de La Batterie Marielle Le Monnier joue du Montgeroult
– 17 mars Francfort, Allemagne, Quart de finale de la Honens International Piano competition ; Élisabeth Pion qui joue Montgeroult
– 27 Mars : Hyppolituskerk, Middelstum Lucie de Saint-Vincent joue les études 8, 19, 26, 38, 111, 114)
– 29 mars, 20h, Lyon, Goethe Institut, concert de piano par Claire Laplace : Montgeroult
– 31 mars. Récital Edna Stern à La Seine musicale, 19h
– 1er avril, 18h30-20h Chopin, Fauré, Montgeroult, BnF François Mitterrand Grand auditorium, par Nicolas Stavy (étude n°110).
– 3 avril, 18h, Paris, église de l’étoile, Thérèse Diette sur Érard 1942, Montgeroult etc. Études n°22, 37, 38, 42, 45, 92 et 96, sur différents piano (Érard 1845, Pleyel, Kawai etc.)
– 22 mai, 18h, Paris, église de l’étoile, Thérèse Diette sur Érard 1942, Montgeroult etc. (Idem)
– avril / mai ? Concert d’Edna Stern à l’ambassade de France à New York par Edna Stern : Étude n° 107 et Étude révolutionnaire de Chopin
– 6 août La Turbine Sampigny-lès-Maranges Marcia Hadjimarkos pianoforte Neuhaus 1817, Beth Taylor mezzo interprètent des œuvres de Montgeroult https://www.ensembleartifices.fr/fr/6-aout-2022–20h—oeuvres-de-helene-de-mongeroult-pour-pianoforte-et-chant

– 10 aoûtFestival de Bourgogne du Sud, Saint-Maurice-lès-Châteauneuf (71) Marcia Hadjimarkos, piano-forte Neuhaus 1817 et Béatrice Berne, clarinette.  
-14 août Concert à l’église d’Autry-Issards (03), Marcia Hadjimarkos, piano-forte Bätz 1789. «  De Paris à Vienne »:  Helène de Montgeroult, Mme de Villeblanche, Romain de Brasseur, Mozart, Haydn, Beethoven.

-22 septembreCobbe Collection, Hatchlands Parks, GB. Marcia Hadjimarkos, piano-forte, Hélène de Montgeroult et Mme de Villeblanche 

-25 septembre Richard Burnett Heritage Collection, Tunbridge Wells, GB. Marcia Hadjimarkos, piano-forte et Beth Taylor, mezzo-soprano. Hélène de Montgeroult, Haydn, Mme de Villeblanche, Berlioz, Lady John Scott, Louise Farrenc, Alma Mahler

https://www.finchcocks.co.uk/collection.html
https://www.tourisme-sudbrionnais.fr/actus/festival-bourgogne-du-sud-concert-au-pianoforte-d-euvres-d-helene-de-montgeroult-FMABOU071V509MXQ.html

Livre et partitions

Mon nouveau livre « Hélène de Montgeroult, le génie ressuscité » est en cours d’édition chez Symétrie. Je viens de signer le contrat. Il sera épais (autour de 500 pages) et assez fouillé sur la plan historique (la période, tellement complexe, m’a demandé des années de recherche) et musical (beaucoup d’analyses et d’exemples).
Je suis en train également de terminer l’intégrale des partitions des sonates pour piano et celle des trois fantaisies, aux éditions Modulation.

Bonnes vacances à tous

Jérôme Dorival

PS N’hésitez pas à me transmettre vos informations pour que je les ajoute dans le prochain journal.

Concert le 3 juillet 2022

Le dimanche 3 juillet à 16h30, Thierry Mathias (flûte), Knut Jacques et Morgane Le Corre (piano) interpréteront des œuvres de Jan Ladislav Dussek, Ignaz Pleyel, Franz Schubert et Giacomo Gotifredo Ferrari au château de Montgeroult.

Accès : château de Montgeroult, 9 rue du Fruchot, 95650 Montgeroult.

Train : gare de Montgeroult, sur la ligne Paris Saint-Lazare – Gisors. Durée du trajet : 56′

Voiture : autoroute A 15, sortie 13. Durée du trajet : environ 40 minutes.

ANNULÉ – Concert le 19 juin 2022

LE CONCERT EST REPORTÉ

Le dimanche 19 juin à 16h, Thierry Mathias (flûte), Knut Jacques et Morgane Le Corre (piano) interpréteront des œuvres de Dussek, Schubert et Ferrari au château de Montgeroult.

Accès : château de Montgeroult, 9 rue du Fruchot, 95650 Montgeroult.

Train : gare de Montgeroult, sur la ligne Paris Saint-Lazare – Gisors. Durée du trajet : 56′

Voiture : autoroute A 15, sortie 13. Durée du trajet : environ 40 minutes.